Un marché à fort potentiel
En 2005, la consommation totale de nanomatériaux était estimée à 17,6 milliards d’euros. En 2010, la vente de nanomatériaux atteindrait 26,9 milliards d’euros avec un taux moyen annuel de croissance de 9,3 %, selon une étude réalisée par la Direction Générale des Entreprises (DGE - Ministère de l’Economie, des Finances et de l’Emploi1). « La progression estimée des quantités commercialisées est particulièrement significative. Elle illustre le potentiel immense d’un secteur industriel qui trouve chaque jour de nouvelles applications », analyse Denis Bortzmeyer, Directeur des partenariats chez Arkema.
Les matériaux nanomanufacturés, sans équivalent sur le marché
Les nanomatériaux trouvent des applications dans presque tous les domaines industriels : l’aéronautique, la cosmétique, l’électronique, l’automobile, le médical et la pharmacie. Sur le marché actuel, les nanomatériaux n’ont pas d’équivalent issu de la chimie ou de la métallurgie classiques : grâce à leurs caractéristiques exceptionnelles, ils se substituent souvent aux produits existants. Les copolymères nanostructurés pourraient à terme entrer par exemple dans la fabrication de pièces automobiles ou aéronautiques. Avec un objectif affiché : alléger sensiblement les véhicules et ainsi réduire leur consommation.
Une course à l’innovation soutenue par les pouvoirs publics En R&D, la concurrence est source d’innovation. Les nanomatériaux sont un secteur stratégique en croissance rapide, avec un potentiel économique considérable. De nombreux laboratoires universitaires et industriels mènent ainsi d’importants programmes d’études et nouent des partenariats stratégiques. L’enjeu est tel que la recherche sur les nanomatériaux bénéficie d’aides publiques dans de nombreux pays. C’est le cas en France qui compte des acteurs majeurs au premier rang desquels Arkema, dont l’expertise est déjà reconnu au plan international, notamment pour ses nombreux brevets déposés.
Seul producteur européen de copolymères fonctionnels à architecture contrôlée, Arkema est un acteur clé du développement de la filière nanomatériaux en Europe. Arkema est ainsi partie prenante de deux programmes majeurs destinés à accompagner les entreprises innovantes qui ont la volonté d’utiliser les matériaux nanostrucurés dans leurs développements futurs : Genesis, programme plus particulièrement axé sur les secteurs de l’automobile, de la câblerie, de l’énergie, de l’environnement et des technologies de l’information et de la communication, et Canoe (Consiortium Aquitain d’Innovation Nanomatériaux et Electronique Organique) initié en décembre 2008 en partenariat avec la région Aquitaine.
¹ La DGE est aujourd’hui intégrée au sein de la Direction générale de la compétitivité, de l'industrie et des services (DGCIS). |