Les matériaux de performance au service d’une architecture innovante et durable - E-nov'mag 4
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  • EDITO
    Bill Luzier nous fait partager sa vision du monde de l'architecture et de ses exigences

 
     
 

Une isolation performante, mais aussi respectueuse de l’environnement

     
 

Une fois les ouvertures et le toit isolés, restent les murs. Dans ce domaine, les solutions d’isolation sont nombreuses. Arkema propose en particulier le Forane® , un agent d’expansion pour mousses isolantes de polyuréthane.
« Les mousses isolantes, appliquées par projection ou sous forme de blocs, ont fait preuve de leur efficacité en termes d’isolation », souligne Laurent Abbas, chercheur au Centre de Recherche CRRA.
Ces agents d’expansion sont aujourd’hui composés d’hydrofluorocarbures (HFC), des gaz qui ont un impact non négligeable sur l’effet de serre.
C’est pourquoi Arkema développe actuellement une solution alternative : un agent d’expansion à base d’hydrofluoroléfines (HFO) plus respectueux de l’environnement. « Les HFO n’ont aucun impact sur le réchauffement climatique, tout en préservant les excellentes propriétés d’isolation des mousses rigides de polyuréthane », indique Laurent Abbas. Une alternative qui illustre la capacité d’innovation et les exigences d’Arkema en matière de développement durable.

 
     
 
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Performance énergétique : des matériaux de plus en plus sophistiqués

 

Isoler les murs et les toitures, capturer le rayonnement solaire, optimiser le double vitrage : les matériaux issus de la recherche d’Arkema conjuguent économie et écologie en réduisant les dépenses énergétiques des bâtiments. A la clé, un budget maîtrisé, un réel confort thermique et une participation active à la lutte contre le réchauffement climatique.


Maîtriser le rayonnement solaire…

Les surfaces vitrées constituent un point faible en matière d’isolation thermique des bâtiments. Elles sont sources de surchauffe du bâtiment en été et de perte de chaleur en hiver. Pourtant, pas question de s’en priver : la lumière du jour permet d’éviter le recours systématique à la lumière artificielle.

Le procédé de traitement du verre Certincoat®  d’Arkema constitue une solution performante de maîtrise des flux de chaleur, comme l’explique Bill Luzier, Business Director Energy Building and Construction d’Arkema.

« Le verre est enduit d’un revêtement de faible épaisseur à la surface du verre.selon le procédé CVD, pour Chemical Vapor Deposition (dépôt chimique en phase vapeur). ll s’agit d’un traitement chimique en surface qui consiste à transformer un produit chimique en vapeur et va faire passer celle-ci sur le verre échauffé afin d'appliquer une couche d'oxyde métallique à la surface. Résultat : un verre "Low E", c’est à dire à faible émissivité, qui transmet très peu la chaleur ». Concrètement, les verres traités selon ce procédé préservent la chaleur intérieure de la pièce mais réfléchissent à l’extérieur le rayonnement infrarouge et donc la chaleur du soleil, tout en laissant passer la lumière.

Le bâtiment ne perd pas d’énergie, il est plus facile à chauffer en hiver et à rafraîchir en été. La facture énergétique s’en trouve ainsi directement réduite.

 

…ou s’en protéger
Autre point sensible de la régulation thermique, le toit, et en particulier les toits métalliques des bâtiments industriels et commerciaux.
La réponse d’Arkema : le Kynar® Aquatec™ . Ce revêtement durable met en œuvre une résine PVDF Kynar® à base acrylique. Appliqué sur les toitures en métal, il permet de faire des économies d’énergie significatives : il réfléchit la chaleur (pour réduire le recours à la climatisation) et isole le bâtiment (pour éviter la déperdition de chaleur en hiver). Imperméabilisant, résistant aux UV, aux intempéries et à l’encrassement, le Kynar® Aquatec™ a également l’avantage de prolonger la vie de son support métallique.

 

Concevoir des doubles vitrages performants et durables
Fondamental en matière d’isolation, le principe du double vitrage est simple. Il consiste à exploiter les capacités isolantes thermiques et phoniques d’une couche d’air emprisonnée entre 2 plaques de verre. Reste un défi technique à relever : maintenir l’air captif entre les 2 vitres parfaitement sec, pour éviter la formation de ou la condensation.
Pour y répondre, Arkema a développé un produit de très haute technologie, le tamis moléculaire CECA , comme l’explique Patrick Alex, Business Manager Tamis Moléculaire d’Arkema. « Le rôle du tamis moléculaire est de de piéger les molécules d’eau (taille 2,6 Angströms Å), et uniquement l’eau, par un phénomène d’adsorption*. En effet, l’utilisation d’un tamis moléculaire dans le double vitrage exige qu’il soit très sélectif pour éviter toute co-adsorption de gaz environnant (azote, gaz carbonique, argon) de taille légèrement supérieure (3,3 à 3,6 Å). Les cycles d’adsorption - désorption de gaz - qui s’ensuivraient par variation de température conduiraient à une fatigue prématurée, voire à une destruction du vitrage».

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Isolation : la limite des matériaux « verts »

     
 

De nombreuses solutions d'isolation écologiques et renouvelables sont désormais proposées (bois, cellulose, chanvre, plumes de canard). Leur atout : une origine entièrement végétale ou animale. Leur inconvénient : une performance moindre, à épaisseur égale, comparée à une mousse isolante de polyuréthane. Pour s'en convaincre, il suffit de comparer la conductivité thermique (λ) des matériaux, qui est la quantité de chaleur pouvant être transférée dans un matériau en un temps donné. Plus la valeur λ est petite, plus le matériau, à épaisseur égale, est isolant.

  • Mousse de polyuréthane : λ =0,021 à 0,028
  • Laine de verre : λ =0,032 à 0,040
  • Laine de roche : λ =0,034 à 0,040
  • Laine de lin : λ =0,037 à 0,041
  • Laine de mouton : λ =0,039 à 0,042
  • Plumes de canard : λ =0,040 à 0,042
  • Laine de chanvre : λ =0,041 à 0,044
  • Laine de bois : λ =0,038 à 0,060

 

« Les mousses Forane® s'avèrent donc irremplaçables dans certains cas », précise Antonio Paranhos-Neto (Key Account Manager Forane® Foams Solvants et Aérosols). C'est le cas notamment dans les pièces humides - où les isolants naturels sont moins efficaces - ou sur des chantiers de rénovation lorsque l'espace disponible pour l'isolation est limité (il n'est pas toujours possible de poser 40 cm d'isolant naturel). « Ceci explique le succès croissant des mousses d'isolation Forane® en Belgique, où le marché de la rénovation énergétique des bâtiments est dopé par une fiscalité incitative », analyse Antonio Paranhos-Neto.

 
     
 
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