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La sécurité en question : Arkema s’engage

     
 

Par l’intermédiaires de Daniel Bernard, conseiller scientifique auprès de la R&D, Arkema participe à de nombreuses réflexions sur les nanomatériaux et la sécurité.

 

  • Présidence de la commission AFNOR¹ sur les nanotechnologies
  • Représentant français auprès de l’ISO², pour la normalisation des nanotechnologies
  • Membre du groupe de travail de l’OCDE³ sur les nanotechnologies
  • Membre du groupe de travail de l'Union des Industries Chimiques
  • Membre de l’agence Nationale de la Recherche
  • Membre du réseau européen NanoimpactNet

¹AFNOR - Association Française de Normalisation
² ISO - Organisation Internationale de Normalisation
³ OCDE - Organisation de Coopération et de Développement Économiques

 
     
 
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Nanomatériaux et sécurité : précaution et transparence

 

Le développement des nanomatériaux promet d’immenses avancées technologiques qui posent parallèlement de nombreuses questions quant à leurs impacts potentiels sur la santé et l’environnement. Des évaluations sont en cours, réunissant chercheurs, pouvoirs publics, industriels et associations de consommateurs. Arkema s’implique dans de nombreuses études et communique sur leurs résultats en toute transparence.

 

Évaluer les risques et les dangers

Les nanoparticules suscitent des craintes quant à leur possible dissémination dans l’atmosphère avec un risque d’inhalation par l’homme. Avant tout, « il faut distinguer risque et danger », rappelle Daniel Bernard (conseiller scientifique auprès de la R&D d’Arkema). « Le danger est intrinsèque au produit tandis que le risque est la conséquence de l’exposition au danger. Un produit dangereux qui n’entre jamais en contact avec l’homme ou l’environnement ne présente ainsi aucun risque ».


Prenons par exemple les nanotubes de carbone susceptibles d’être utilisés dans de nombreuses applications de la vie courante. Les intégrer à des matériaux présente-t-il un risque de par leur nature même ? Pour évaluer ce risque, Arkema cherche à savoir si les nanotubes peuvent se trouver disséminés dans l’atmosphère. « Nous allons donc percer, scier, chauffer, brûler, casser des matériaux contenant des nanotubes de carbone pour voir si un consommateur peut faire subir les pires tortures à un objet contenant des nanotubes, ceci afin d’être certains que le risque sera nul pour l’utilisateur final », explique Daniel Bernard.

 

La toxicité n’est pas une question de taille…

Les craintes émises sont souvent liées à la taille infiniment petite des nanomatériaux difficiles à détecter. Les capteurs actuels sont en effet incapables de différencier les nanoparticules manufacturées des poussières naturelles ou artificielles qui peuplent notre environnement. Nanoscopiques, les nanomatériaux peuvent pénétrer au cœur même de la cellule vivante. Cette spécificité est d’ailleurs exploitée par l’industrie pharmaceutique, qui a imaginé des produits actifs transportés par des nanomatériaux au cœur de cellules cibles, pour une action plus efficace.


La question est alors la suivante : quels effets produiront des nanoparticules inhalées, avalées ou mises au contact de la peau ? Contrairement à une idée reçue, la taille d’une particule n’est pas un danger en soi. Un programme d’études, initié dès 2003 par l’INSU (Institut National des Sciences de l’Univers) composé de scientifiques de tous horizons, a en effet conclu qu’une « petite » nanoparticule n’est pas en soi plus dangereuse qu’une « grosse » particule.

 

Tester chaque nanoparticule

Il convient alors d’étudier chaque nanoparticule pour les classer en fonction leur toxicité, comme cela se fait habituellement pour les produits chimiques. Les nanomatériaux doivent donc subir les tests classiques (test d’irritabilité sur la peau, conséquences en cas d’ingestion ou d’inhalation…). Les chercheurs pourront sur cette base déterminer les valeurs limite et moyenne d’exposition puis donner des recommandations d’utilisation.


« Cette démarche est appliquée par Arkema dans son cœur de métier », précise Daniel Bernard. « Les nanomatériaux doivent être considérés comme tous les autres produits chimiques… à un détail près : aux tests habituels, s’ajoutent des tests de toxicité par inhalation de dispersion nanoparticulaires».

 

Appliquer le principe de précaution et faire preuve de transparence

Un risque spécifique fait également l’objet d’une attention particulière : celui auquel pourrait être exposé le personnel des ateliers de production des particules nanomanufacturées. Lors de la fabrication, le risque de dissémination existe. C’est pourquoi, tant que les effets ne seront pas entièrement connus, le principe de précaution restera de mise.
« Au sein des ateliers de production, le principe de précaution consiste à éviter tout contact avec les nanoparticules, avec les mêmes méthodes et équipements que ceux utilisés pour tout produit dangereux », explique Daniel Bernard.

 

« Ces précautions sont appliquées scrupuleusement sur les sites d’Arkema, qui, de par son métier, a l’habitude de gérer prévention, protection et sécurité. Parallèlement, nous poursuivons nos recherches dans une totale transparence. Nous partageons largement les conclusions de nos études, mais aussi les limites de nos connaissances. Cette transparence est gage de notre volonté d’agir en tant qu’entreprise responsable », conclut Daniel Bernard.

 

Des recherches conjointes

De nombreuses études et groupes de travail sur les risques liés aux nanomatériaux sont engagées à travers le monde. Le programme européen Nanosafe2 regroupe ainsi des laboratoires publics et privés de 7 pays. Il mène des expériences sur la santé et l’impact environnemental des sur la santé et l’impact environnemental des nanoparticules, dont les nanotubes de carbone.

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